samedi 23 juin 2012

Assistance médicalisée à mourir : une liberté nouvelle version

Ainsi que nous l’annoncions dans nos billets introductifs de ce blog en Janvier 2011, et suite au rejet d’une proposition sénatoriale sur l’euthanasie à cette date, une nouvelle proposition de loi vient d’être déposée au Sénat, faisant suite aux débats relancés par la récente campagne électorale présidentielle. Nous écrivions d’ailleurs dès l’époque que malgré cet échec, il fallait compter avec la « liberté démocratique faisant que toute proposition non retenue peut être à nouveau soumise à débat jusqu’à ce qu’elle soit acceptée ». Les sénateurs n’ont pas tardé à mettre en pratique cette liberté.

Pour replacer les choses dans leur contexte historique récent, la proposition de loi N°656 (2009-2010) relative à l’aide active à mourir était déposée au Sénat le 12 Juillet 2010 et était animée par le sénateur Jean-Pierre Godefroy. Révisée en commission conjointement à deux autres projets de loi sur le même sujet, une proposition commune était alors construite le 18 Janvier 2011 pour devenir « relative à l’assistance médicalisée à mourir », le rapporteur de la commission étant Jean-Pierre Godefroy. Après son rejet par le Sénat en première lecture le 25 Janvier 2011, Jean-Pierre Godefroy déposait le 31 Janvier 2011 un nouveau texte sous le même titre et sous le N°312(2011-2012), à peine remanié sur quelques détails de forme et essentiellement sur les délais exigés des collèges de médecins pour rendre leurs avis sur la recevabilité d’une demande. Le sénateur Roland Courteau rejoignait à cette occasion la liste des cosignataires de la proposition de loi. Sans attendre la suite donnée à cette-dernière, le sénateur Courteau déposait enfin le 8 Juin 2012 un dernier texte sous le N°586(2011-2012) relatif à l’assistance médicalisée pour mourir et à l’accès aux soins palliatifs.

La nouvelle proposition de loi reprend pour l’essentiel les éléments de la proposition N°312(2011-2012) avec à nouveau quelques aménagements de forme un peu plus marqués et une nouvelle modification des délais de réponse médicale. Elle supprime par ailleurs la mention du devoir des professionnels de santé de se former à l’assistance médicalisée à mourir, et pose un devoir d’information du demandeur sur les possibilités offertes par les soins palliatifs ainsi qu’une aide à en bénéficier si tel est son souhait. Un complément notable aborde enfin le coût des mesures d’assistance à mourir proposées et dispose de les faire supporter par « la création à due concurrence d’une taxe additionnelle aux droits visés par les articles 575 et 575A du code général des impôts », c’est-à-dire sur les ventes de tabac. Sur ce dernier point elle reprend une disposition identique présente dans la proposition N°656 (2009-2010) et qui avait disparu lors de la rédaction de la mouture commune du 18 Janvier 2011.

Force est de constater que l’évolution des textes proposés décrit un dispositif qui semble stabilisé, mais dont la présentation s’affine avec le temps. En outre, la formulation prend progressivement une allure plus « professionnelle » la rapprochant des textes législatifs habituels, laissant percevoir par contraste les tâtonnements initiaux, et conduisant à questionner le gain potentiel pour les sénateurs de disposer de collaborations plus aptes à donner à leur production une forme d’emblée acceptable pour publication.

Les fluctuations concernant les délais de réponse médicale évoqués témoignent à l’évidence pour ces délais de leur caractère de simple variable d’ajustement du texte permettant de le soumettre à délibération de manière répétée. Ce dont témoigne également la démarche du sénateur Godefroy de déposer à nouveau son texte à peine remanié tout juste six jours après son rejet. On constate à cette occasion un mécanisme de passage de relais d’un sénateur à un autre dans l’animation de l’activisme de la démarche jusqu’à ce que le texte soit un jour accepté à force de re-proposition, le second intervenant entrant dans le jeu comme cosignataire d’un texte avant de le reprendre à son compte après quelque temps.

Une trace de cet activisme apparaît également dans le texte lui-même avec la réapparition à trois reprises dans la seconde moitié du texte de l’expression « droit à mourir dans la dignité ». Cette expression, avec l’utilisation du mot « dignité » qui soulevait des notions trop ambiguës, et qui dénotait une proximité trop évidente avec l’association du même nom, avait pourtant été progressivement bannie des textes antérieurs. Elle l’est encore dans la première moitié du texte ainsi que dans son titre qui conservent la formulation d’ « assistance médicalisée pour mourir », avant de réapparaître comme par inadvertance dans sa seconde moitié. Mais s’agit-il là d’une simple erreur, ou est-ce la manifestation de la réticence de l’activisme à demeurer dans l’anonymat consensuel pour plutôt porter ses couleurs au grand jour ?

Dans ce contexte, la mention des soins palliatifs et la suppression de l’obligation de formation des soignants sur les procédures d’euthanasie font figure d’arguments de circonstance destinés à faire taire les objections soulevées lors des dernières propositions : si les soins palliatifs se posent en alternative à l’euthanasie, laissons leur le plaisir de quelques âmes à sauver et abandonner les plus tenaces à leur demande euthanasique ; l’important n’est pas de convaincre tous les soignants de la justesse de la cause et de les pousser à y participer activement, mais si au moins ils pouvaient simplement laisser agir ceux qui sont déjà convaincus !

Le financement de l’ensemble du dispositif par la création d’une taxe sur les tabacs est enfin une disposition ré-émergeant dans un contexte économique tendu afin de faire taire les critiques des « Combien ça va coûter ? » tout en apportant une allure de justice sociale sur l’exemple du pollueur-payeur : le tabac tue, alors à lui de payer les frais de la mort, et il n’y a pas de raison que les innocents qui ne sont responsables de rien aient à en porter le poids. Il serait pourtant facile d’objecter que l’alcool fait aussi sa part de dégâts, que la vitesse sur la route et le permis moto ont leur lot de morts sur la conscience, que le cholestérol distribué à profusion par les marchands de mayonnaise et que le sucre perfusé à haute dose par les vendeurs de sodas sont loin d’être en reste, que les imprudents alpinistes et autres parapentistes pourraient légitimement réclamer une part de responsabilité, que les irresponsables hygiénistes non contents de coûter un argent considérable en moyens d’asepsie et d’antibiothérapie moderne alimentent en candidats au cancer les divers spécialistes dispendieux qui recueillent ces rescapés que la mort n’a pas pu emporter avant qu’ils aient le temps de voir proliférer leurs métastases. Mais de plus que penser d’une taxe qui devrait financer le dispositif euthanasique « à due concurrence » ? Jusqu’à quel point le dernier fumeur de France devra-t-il financer l’euthanasie de ses concitoyens ? Les autres boucs émissaires assureront-ils le relais à l’extinction du dernier fumeur ? Ou l’euthanasie, à défaut de la mort elle-même, s’éteindra-t-elle avec la disparition du dernier consommateur de nicotine ?

Quoi qu’il en soit, le Groupe Charon se félicite que l’initiative soit aujourd’hui reprise en vue de l’adoption d’une législation euthanasique en France. Bien que restées depuis quelques mois dans l’expectative dans l’attente d’une nouvelle opportunité législative, les propositions antérieures du Groupe Charon retrouvent une actualité certaine. Le Groupe Charon est plus que jamais prêt à offrir au public les moyens de mettre en pratique cette liberté nouvelle dès que le cadre légal en sera ouvert.

Bien sûr, si l’ensemble de la récente proposition emporte sur son principe l’adhésion et le soutien du Groupe Charon, la problématique de son financement est pour lui une source de préoccupation. Comme il a été développé plus haut, son assiette limitée à la population consommatrice de tabac, si elle permet dans un premier temps de faire accepter l’idée euthanasique à l’abri des oppositions financières, ne permet certainement pas de laisser espérer un développement conséquent de sa pratique. Les autres sources de financement évoquées semblent par contre plus à même de conférer une pérennité au dispositif. Ce sera en outre un des enjeux du débat sénatorial, et espérons-le parlementaire, que de dessiner les contours d’un système de financement de la mort choisie viable sur la durée, apte à promouvoir les bénéfices de la libre entreprise, et à même de faire bénéficier au plus grand nombre d’une offre euthanasique diversifiée de qualité. Le Groupe Charon se tient naturellement disponible, avec l’ensemble de sa structure, de ses équipes, de ses capacités d’imagination et d’innovation, pour contribuer cette construction.

dimanche 1 mai 2011

Euthanasie : Optimisation des frais de succession

Dans le cadre de ses prestations dans le champ de l’euthanasie et de l’assistance au suicide, qui pourront être proposées à la clientèle dès que le cadre légal en aura été ouvert, le Groupe Charon présente ici une option d’assistance complète à la définition de la prestation choisie.

En effet, dans le cadre d’une procédure euthanasique comme dans celui d’un décès qui n’y fait pas appel, les biens restant acquis à la date du décès sont soumis à évaluation puis répartition entre les héritiers, avec impôts afférents au titre des droits de succession. Selon la répartition du spectre des héritiers, les droits de succession peuvent grever dans une proportion non négligeable la transmission du patrimoine, la réorientant vers l’administration fiscale, donc sans bénéfice direct pour le défunt ou ses héritiers. Une réduction notable de la pression fiscale peut donc être envisagée par l’utilisation la plus extensive possible de ses biens par le futur défunt. En particulier, leur affectation à l’organisation de la procédure euthanasique relève de l’utilisation personnelle de ses biens par le candidat à l’euthanasie, et en soustrait donc le montant à toute taxation successorale.

Dans cet objectif, le Groupe Charon propose au candidat à l’euthanasie une option d’aide spécialisée à l’évaluation de son patrimoine, un soutien dans la vente de tout ou partie du patrimoine et dans sa libération sous forme de liquidités immédiatement utilisables, et une assistance dans la définition de prestations euthanasiques spécifiques à hauteur de tout ou partie des liquidités ainsi libérées.

Outre qu’elle permet de ramener la succession à une hauteur ne dépassant pas le seuil d’abattement de taxation du patrimoine à transmettre, une telle approche offre au candidat à une mort choisie un capital autorisant une souplesse confortable en vue du choix de prestations euthanasiques de qualité supérieure.

Cette approche offre par ailleurs l’avantage de limiter la transmission de patrimoine à un montant raisonnable, empêchant les effets d’aubaine pour les héritiers, les mettant ainsi à l’abri de tout risque de vénalité et d’intérêt lors de la mort du léguant.

Elle permet en outre de préserver pour son usage personnel légitime le capital constitué par le futur défunt au cours de son existence, et de préserver chez ses héritiers le goût du travail et de la constitution progressive d’un patrimoine propre.

Alliant ainsi renforcement de l’autonomie individuelle tant du candidat à une mort choisie que de ses proches, et libérant le moment de la mort de ses contraintes matérielles en favorisant pour chacun la disponibilité d’esprit permettant d’en vivre pleinement tous les aspects émotionnels et affectifs, le Groupe Charon offre ici une prestation à la fois sans équivalent et totalement respectueuse des valeurs d’éthique et d’humanité.

lundi 25 avril 2011

Euthanasie : enfin un Hymne

Poursuivant son entreprise de doter la cause euthanasique d’un équipement symbolique apte à renforcer l’adhésion et la ferveur de ses soutiens et de ses sympathisants, le Service Communication du Groupe Charon présente ici un hymne euthanasique, en complément de la proposition de drapeau qu’il avait présenté dans son précédent billet.

Destiné autant à porter le message euthanasique qu’à fortifier les convictions de ses soutiens, cet hymne est marqué volontairement par un lyrisme de facture classique tout en adoptant une forme de chant de combat. La musique en est à dessein particulièrement simple, sur une seule note, le do, passant d’un octave à l’octave supérieur à la fin du second vers de chaque couplet, puis revenant à l’octave initial en fin de quatrième vers du couplet. Le tempo est martelé à l’image des chansons de marche (ta ta tata ta tata ta tata) et reproduit de vers en vers sur l’ensemble du chant.


Euthanasie, liberté chérie
Tu es plus forte que la mort
Des âges sombres qui prônaient la vie
Tu as vaincu et tu vaincras encor’

Dans un sillon de souffrance et de larmes
Chacun t’appelle et te voit te presser
A ses côtés au milieu du vacarme
Sonner la trêve et la paix retrouvée

Euthanasie, liberté chérie
Tu es plus forte que la mort
Des âges sombres qui prônaient la vie
Tu as vaincu et tu vaincras encor’

Quand de survivre le sens abandonne
Quand les tourments avilissent les corps
Quand du soleil nul éclat ne rayonne
Ta lumière donne du sens à la mort

Euthanasie, liberté chérie
Tu es plus forte que la mort
Des âges sombres qui prônaient la vie
Tu as vaincu et tu vaincras encor’


A l’image de sa contribution à la définition d’un drapeau pour la cause euthanasique, le Groupe Charon souhaite, par la présente contribution, marquer son engagement et son encouragement à la cause euthanasique dont il entend assurer les moyens de sa mise en pratique dès que la législation adaptée aura été formalisée et ratifiée.

Les droits et royalties relatifs à l’utilisation du présent hymne permettront au Groupe Charon d’amplifier encore son implication et la qualité de ses services et prestations auprès de sa clientèle à venir.

Euthanasie : enfin un Drapeau

A l’instar de toute cause militante, la promotion de l’euthanasie tirerait à l’évidence un bénéfice non négligeable de la création d’outils à même de renforcer l’adhésion et la ferveur de ses soutiens et de ses sympathisants. Ainsi en est-il des objets symboliques essentiels que sont un hymne et un drapeau.

Observant que ni l’un ni l’autre n’a jusqu’à présent fait l’objet d’un travail particulier, et considérant que la promotion de son offre de service dans le champ d’une forme ou d’une autre d’euthanasie mérite son soutien à toute démarche en vue de l’ouverture légale de sa pratique, le Groupe Charon entend mettre à profit l’aptitude créatrice et la capacité d’innovation de son Service de Communication pour jeter les bases d’une symbolique adéquate à cette démarche. Le drapeau présenté ici est le fruit de ce travail.

Il se présente en deux moitiés symétriques à la fois dans le motif et dans les couleurs. Les deux seules couleurs sont le noir et le blanc, témoins de la symétrie et de l’opposition entre la vie et la mort, symétrie reprise dans l’opposition entre la partie droite et la partie gauche du drapeau. Le motif est constitué de deux faux entrecroisées, symboles de la mort, encadrées de deux couronnes illustrant pour l’une la victoire inéluctable de la mort sur la vie, et pour l’autre la victoire de la liberté sur la mort par l’ouverture du choix euthanasique. L’opposition des deux couleurs élémentaires, d’un pavé noir et d’un pavé blanc, est également une évocation du drapeau à damier noir et blanc utilisé pour marquer le départ et l’arrivée d’une course, ici la course de la vie.




Par cette contribution, le Groupe Charon souhaite marquer son engagement et son encouragement à la cause euthanasique dont il entend assurer les moyens de sa mise en pratique dès que la législation adaptée aura été formalisée et ratifiée.

Les droits et royalties relatifs à l’utilisation du présent drapeau permettront au Groupe Charon d’amplifier encore son implication et la qualité de ses services et prestations auprès de sa clientèle à venir.

Euthanasie et Produits dérivés

Fort des acquis du Salon de la Mort, qui s’est tenu à Paris début Avril 2011, le Groupe Charon entend poursuivre son action en s’appuyant sur cette expérience, parallèle à sa propre réflexion, afin de dédramatiser le moment de la mort. De fait, et quel que soit le degré de conviction de ceux qui en expriment la demande, une euthanasie réussie ne peut se vivre en pratique que dans une ambiance sereine et détendue, idéalement loin des affres de l’anxiété et du doute. Une telle sérénité se doit de concerner tant le demandeur que son entourage, familial ou amical, donc d’intégrer une population beaucoup plus large que les seuls candidats eux-mêmes à une mort choisie. Elle ne peut donc s’envisager qu’au travers d’une évolution radicale des mentalités, bien que déjà fortement avancée ainsi que cela a déjà été constaté à l’occasion de nos précédents billets, donc au travers de l’accompagnement d’une véritable transformation culturelle de la société française. D’autres, au-delà des frontières, ont déjà franchi cette étape avec succès et ont démontré que la voie en est certainement praticable.

Ainsi, et par là en parfaite cohérence avec son cœur d’activité, le Groupe Charon entreprend-il une réflexion sur une gamme dérivée de produits la plus large possible dans le double objectif, d’une part de promouvoir son action et sa notoriété, et accessoirement de diversifier ses sources de rentabilité, et d’autre part de participer à une entreprise généralisée de dédramatisation de la mort en particulier lorsqu’elle est choisie.

Nos billets des 30 Janvier, 5 Février, 13 février et 16 Mars 2011, concernant des pistes pour des publicités écrite ou image, anticipaient déjà cet axe de réflexion, au moins sous son angle commercial. Néanmoins, le concept peut en être largement décliné et étendu sous des formes multiples.

C’est l’objectif du présent travail d’ouvrir des pistes à l’intégration d’éléments banalisants, voire amusants ou festifs, dans l’image de la mort et de l’euthanasie dans la société :

- Objets promotionnels supports (tee shirts, mugs, stylos, tapis de souris, autocollants, sur-cahiers d’écolier, …) destiné à porter les slogans publicitaires de la marque ou tout message en rapport avec l’euthanasie ou son intégration sociale ou intellectuelle : citation d’auteurs célèbres, aphorismes, images de cimetières, d’enterrements, de dispositifs euthanasiques, …,

- Boules-souvenir à neige sur décors de cimetière ou de personnage en cape et une faux,

- Boite à meuh délivrant des bruits ou sons en rapport avec la mort (ricanement fantomatique, grincement lugubre, dernier soupir, …),

- Porte-clés, pendentifs, broches, de forme en rapport avec la mort ou l’euthanasie (seringue, cercueil, …),

- Mascotte en peluche noire en forme d’ours porteur d’une large cape avec une capuche et d’une longue faux,

- Ligne de vêtements soit en tant que supports promotionnels (tee shirts basiques, sous-vêtements, …), soit sous une version plus élégante en rapport avec le sujet de la mort ou de l’euthanasie (chemise ou pyjama à manche entrouvrable pour laisser place à la pose d’une perfusion létale, mais d’une élégance permettant son port jusqu’à la mise en bière, …),

- Organisation d’évènements :
* Festival du film d’euthanasie,
* Exposition d’art « La mort dans tous ses états »,
* Journée de la Mort,
* …,

- Développement de jeux de société « Euthanopoly », « Jeu des 1000 perfs », « Master Die », …, orientés sur la mort choisie, dont l’objectif est d’obtenir un nombre de points suffisants à la réalisation d’une euthanasie virtuelle,

Cette liste de propositions n’a évidemment vocation qu’à offrir un certain nombre d’exemples et ne se veut en aucun cas limitative. Le Groupe Charon se réserve la possibilité d’en étendre le champ à toute opportunité promouvant l’accès à une mort choisie, dans les limites de la légalité et en adaptant son contenu à l’évolution de la législation.

mardi 12 avril 2011

Euthanasie : Cours de Préparation à la Mort

Bien que mourir soit un acte naturel, il n’est pas exempt de difficultés, tant au plan physique qu’au plan psychologique. De plus, c’est également fréquemment un acte social dans lequel sont impliqués des proches, famille ou amis, susceptibles de vivre eux-mêmes un certain nombre de difficultés

Se fondant sur l’expérience largement positive des cours de préparation à l’accouchement, autre acte naturel porteur de ses propres difficultés dont la prise en compte anticipée atténue la portée et les conséquences, le Groupe Charon envisage la possibilité que des cours de préparation à la mort puissent être développés. L’intérêt d’une telle formation apparaît d’autant plus que le moment de la mort peut être anticipé et non plus simplement subi. Or l’euthanasie ou l’assistance au suicide, parmi ses autres avantages, permettent justement, par leur caractère programmable, une telle anticipation.

De fait si la nécessité d’une formation est claire et bien connue du côté des praticiens des soins ou de l’euthanasie (voir notre billet du 16 Mars 2011), aucune réflexion ne s’est jusqu’à présent penchée sur le cas du sujet du processus létal. Bien sûr, nombre de philosophies ou de mystiques ont pu au fil du temps investir le champ de la réflexion personnelle auprès d’individus désemparés. Mais aucune ne s’est à notre connaissance confrontée au cadre moderne d’une mort apaisée puisque choisie. C’est dans ce champ que le Groupe Charon porte sa réflexion, qui complète ainsi son projet de formation adressée aux professionnels.

L’individu, face au choix de la mort, se trouve confronté à plusieurs gammes de problématiques sur lesquelles un regard réfléchi et posé prend une importance de première grandeur : aspects matériels (organisation de l’acte euthanasique, moyens et méthodes, financement optimal, mise en ordre des biens et legs restants à l’issue de l’acte, choix testamentaires, …), aspects légaux (mise en conformité de l’acte avec les dispositions légales, risque de poursuite des survivants sur soupçon d’incitation ou d’intérêt, …), aspects psychologiques personnels (angoisse, espoir, ambivalence, doute, choix, volonté, renoncement, …) ou socio-familiaux (information et préparation des survivants, …).

Si un certain nombre d’approches psychologiques ont pu déjà être proposées selon les spiritualités, leur examen systématique relève encore du domaine des spécialistes alors qu’il serait d’un intérêt individuel majeur dans le contexte d’une mort choisie. Sur tous les autres plans, si les éléments en sont connus, leur mise à jour régulière et surtout leur caractère multisémique rendent malaisée une connaissance synthétique jusqu’à présent fractionnée et dispersée dans des champs professionnels séparés (entreprises funéraires, notaires, juristes, fiscalistes, criminologues, médecins, …).

De plus, si les aspects théoriques de ces différents domaines restent importants, et à l’image des cours de préparation à l’accouchement, ils ne prennent sens dans une visée essentiellement pratique qu’associés à un enseignement de terrain faisant une large place aux exercices concrets et aux mises en situation : assistance à des euthanasies réelles physiquement et/ou sur support audiovisuel, jeux de rôles, exercices sur volontaires, …

C’est cette approche synthétique que le Groupe Charon se propose de mettre à la disposition des clients de ses formations destinées au grand public et des clients de ses prestations euthanasiques à venir. La présente présentation n’en est évidemment que celle d’une ébauche et des grands axes de son contenu. Elle témoigne néanmoins de la volonté forte du Groupe Charon, dans sa préparation à la mise en œuvre immédiate du projet euthanasique dès que le cadre légal en aura été ouvert, de couvrir l’ensemble des aspects qui lui sont liés.

samedi 9 avril 2011

Euthanasie : Concurrence R&D

Avoir une attitude commerciale ou industrielle agressive n’empêche nullement de saluer la concurrence lorsqu’elle est de qualité. La Direction de la Recherche et du Développement du Groupe Charon tient ainsi à honorer une initiative particulièrement remarquable en matière de R&D dans le champ de l’euthanasie. Une initiative qui allie parfaitement plusieurs des aspects que le Groupe Charon lui-même cherche à mettre en avant dans sa propre démarche et dans son offre de service à venir : développement du caractère festif voire ludique du geste euthanasique, convivialité de l’acte, souci d’efficacité, développement de méthodes physiques d’euthanasie.

Le projet d’ « Euthanasia coaster » développé par Julijonas Urbonas est en effet particulièrement remarquable et digne du plus haut intérêt à tous ces points de vue.

La réalisation de Julijonas Urbonas consiste en un dispositif de montagnes russes conduisant le véhicule qui l’emprunte dans une série de loopings en spirales permettant l’application durant 60 secondes d’une accélération de 10 g aboutissant à une anoxie cérébrale suffisante à l’obtention du décès des passagers. Cette déprivation d’oxygène se traduit en outre par toute une série, bien décrite par le concepteur, de phénomènes physiologiques sensoriels à la fois ludiques et puissamment inducteurs d’une expérience spirituelle unique. De plus, l’équipement biométrique simple fourni à chaque utilisateur permet d’optimiser le contrôle d’efficacité de manière à automatiquement relancer un nouveau parcours en cas de besoin.

Par ses caractéristiques, alliées à une simplicité remarquable d’utilisation et à un respect de l’intégrité physique du corps de l’utilisateur, la réalisation de Julijonas Urbonas mérite toute l’estime du Service R&D du Groupe Charon.